Le monde d’après, semaine deux…

Alors très franchement j’ai pas eu le temps de me rendre compte des changements éventuels parce que ça a été une semaine à 2000 à l’heure (c’est d’ailleurs pour ça que je suis encore à la bourre…).

Lundi matin nous nous sommes réveillés dans notre chalet avec un magnifique lever de soleil sur la colline, la brume qui montait de la rivière et les petits oiseaux qui chantaient.

Nous sommes partis chez Weldom pour voir si on pouvait trouver une solution à notre mur « smoothie à la myrtille étalé à la queue de vache ». Un monsieur très gentil nous a proposé de la peinture qu’on teint sur place, on a trouvé une couleur qui allait, il a dit qu’elle était super couvrante, dans la foulée on a aussi pris du rouge pour faire la troisième couche des trois autres murs. Quand il nous a montré l’intérieur du pot de violet on l’a trouvé un peu clair mais le monsieur très gentil nous a assuré qu’en « la remuant puis en séchant ça allait foncer ».

150 balles plus tard on sortait du magasin. Contents.

Ensuite nous avons été chez le notaire et après une heure derrière une vitre en plexiglas et le plus gros virement bancaire jamais effectué de toute notre vie nous sommes ressortis propriétaires de notre maison pour de bon. Hyper contents.

A midi nous avons mangé sur notre nouvelle terrasse avec le soleil qui brillait, les oiseaux qui chantaient et la rivière qui coulait. C’était top.

Quand Arnaud est parti au boulot je me suis attelée à la peinture de notre chambre. Et là, c’était plus top du tout.

Déjà parce qu’au lieu d’un violet foncé je me suis retrouvé avec un mur lilas. C’est très beau le lilas je dis pas. Mais c’est pas du tout ce qu’on avait prévu. Du coup avant d’attaquer le rouge j’ai fait un test. Et c’était rose. Foncé mais rose. Pas rouge.

Du coup je me suis dit que j’allais peindre l’entrée pour me détendre. Ça devait être un autre genre de rouge foncé, genre un peu bordeaux. Je me suis retrouvé avec un mur rose Barbie. Mais « tellement rose Barbie sa mère » que même Barbie aurait trouvé ça un peu « too much » voyez. Pour ce mur là je ne pouvais rien faire à part pleurer, on avait acheté la peinture des semaines avant de l’autre côté du département. Du coup j’ai pleuré.

Après je me suis dit qu’en revanche pour le lilas et le rouge/rose je pouvais retourner au magasin. Du coup j’y suis allée. Mais le monsieur gentil n’était plus là, à sa place il y avait « Madame Connasse », qui m’a soutenu que mon rose était rouge. Et que pour le violet elle avait un doute, elle devait faire des tests. Du coup je suis retournée sur le chantier avec aucune solution à mes problèmes et rien de plus à avancer. Pour me défouler j’ai désherbé un peu. Heureusement Maxine est arrivée de chez sa grand mère avec un joli bouquet de fleurs cueilli par ses soins, le monde est redevenu beau et on est rentrées à l’autre maison (oui parce qu’on était propriétaires mais on avait pas encore emménagé, vous suivez?).

Mardi j’ai déposé Maxine à la crèche et je suis partie à la nouvelle maison défaire des cartons parce qu’à l’ancienne maison on avait encore plein de trucs à emballer mais plus de cartons vides pour les mettre dedans.

A midi j’ai été pique-niqué avec mon petit poulet qui travaillait dans les parages et ça m’a fait un bien fou même si après 3 mois sans se voir c’était hyper nul de pouvoir lui faire qu’un check de pied et non pas lui sauter au cou en criant youpi.

L’après midi j’ai défait encore plus de cartons, j’ai fait du ménage, du rangement, j’ai poussé des trucs pour pouvoir mettre encore plus de trucs… En rentrant à l’ancienne maison je me suis arrêtée au magasin de peinture où la dame m’a dit qu’effectivement le lilas n’était pas aubergine mais bien lilas. Je lui ai attribué la médaille de la perspicacité. Par contre pour elle le rose était rouge, non remboursable, j’ai dû repartir avec. Elle est donc maintenant sur ma liste de gens à maudire. Entre Balkany et les deux Marine.

J’ai récupéré Maxine à la crèche qui ne voulait plus en partir parce qu’elle avait masterisé la montée de toboggan par les escaliers. J’étais hyper fière.

La dame m’a dit qu’elle avait dormi 2h45, je lui ai demandé si elle se foutait de ma gueule.

En rentrant on avait reçu Popi Magazine, Maxine était en photo dedans. J’étais encore plus mieux fière. Genre au top de la fierté maternelle.

Ce soir là j’ai bossé. Je me suis retenue trés fort de dire à tous mes collègues que ma fille était en photo dans Popi. C’était dur mais j’ai réussi.

Mercredi pendant que je dormais et que Maxine était à la crèche Arnaud a été à la nouvelle maison finir notre chambre avec le rose rouge comme troisième couche et du violet vraiment violet. Après il a fait des tests pour couvrir le rose Barbie de l’entrée avec le vert émeraude qu’on avait initialement prévu pour la cage d’escaliers (oui parce que si vous cherchez du blanc ou des couleurs neutres chez nous vous allez chercher un petit moment…).

De mon côté j’ai appelé un plombier que j’ai trouvé grâce à mon cri de désespoir dans l’article de la semaine dernière. (Virginie, tu as ma gratitude éternelle, si il me rappelle).

Arnaud a récupéré Maxine à la crèche, c’était son dernier jour. J’ai passé deux heures avec eux et je suis retournée travailler.

Jeudi j’ai dormi le matin et Arnaud travaillait de soir donc avec Maxine on l’a pris cool parce qu’on s’était pas beaucoup vu de la semaine et qu’on allait pas se voir beaucoup le weekend. On a eu la visite de ma copine Coralie et de son fils Basile, Maxine était trop contente de jouer à la dinette avec lui et de lui montrer ses escargots dans le jardin. Avec Coralie on était un peu tristes de se dire que c’était la dernière fois qu’on buvait le café dans ce jardin là et qu’on habiterait plus du tout à cinq minutes l’une de l’autre. Je lui ai dit qu’on était un peu en galère pour le déménagement, elle m’a dit « t’es con t’aurais dû me le dire, t’inquiète pas on vient ». Je me suis dit que j’avais vraiment une super copine.

Vendredi matin j’ai été faire des courses pour nourrir nos copains déménageurs le lendemain et j’ai chargé la voiture au maximum du maximum de sa capacité. L’après midi je suis allée à la nouvelle maison couvrir le rose Barbie avec du vert émeraude. Et décharger le maximum de bordel que j’avais entassé dans la voiture. (Sérieux y’en avait tellement que je sais même pas comment j’ai réussi à mettre Maxine dedans…) Ma mère est venue la chercher pour le weekend et, du coup, pendant que je défaisais des cartons elle me déchargeait la voiture en faisant participer Maxine qui était hyper fière de porter des trucs, ça m’a fait gagner un temps fou. Ensuite elles sont parties, j’ai re-rempli la voiture avec des cartons vides et j’ai ressorti mes pinceaux.

« Peindre une entrée avec poutres apparentes et 6 encadrements de portes ainsi qu’une grande armoire à bouger dès que tu changes de mur » est arrivé dans le top 5 des trucs que je veux plus jamais faire de toute ma vie. Ça m’a pris des plombes malgré le fait qu’Arnaud avait posé tous les scotchs de protection la veille. Je lui ai fait promettre de me quitter si un jour je lui disais « viens, on refait l’entrée ». Ou de m’assommer à coup de pelle.

Je suis rentrée à la maison à 20h au bout du rouleau de la fatigue. Comme c’était notre dernière nuit dans la maison on a commandé des burgers une dernière fois. C’est un fast food local fourni exclusivement par des producteurs locaux, leurs frites maison sont à tomber par terre et j’avais besoin de viande pour porter des meubles le lendemain (auto-déculpabilisation pour la pauvre vache qui est morte pour satisfaire ma gourmandise…).

Samedi matin à 9h pétantes et comme promis ma meilleure amie et son mari sont arrivés pour nous aider à charger le camion. Suivis de près par Coralie et Yohan.

On avait prévu 1h30/2h. On l’a fait en une heure! Hyper fierté de nous même, danse de la joie, check de pieds et tout et tout!

Bon juste après on a fait un calcul rapide, il restait la moitié de nos meubles dans la maison et il ne rentrait plus une aiguille dans le camion…

Nous sommes donc partis à la nouvelle maison avec Amandine et Ben où nous avons été rejoints par mon petit poulet pour nous aider à décharger. Puis par mes copines Mimi et Lu qui sont arrivées les bras chargés de bouteilles et d’un pied de vigne en pot parce que, d’après Mimi, « faut c’qu’il faut! ». Rien que le fait qu’elles se soient pas perdues en venant (ceux qui savent comprendront) justifiait d’ouvrir une bouteille.

Du coup on a bu un apéro sur la terrasse entre deux averses. Après on a mangé sur plein de chaises dépareillées dans notre nouveau salon. Encore après Arnaud et Ben sont partis chercher les derniers meubles.

Je me suis donc retrouvée avec mes copains de jeunesse, au milieu d’un million de cartons dans notre nouvelle maison. J’ai donné pour mission à Martin et Amandine de choisir un disque pour nous motiver, ils ont choisi la ruketanou, on a mis le son à fond, on s’est tous mis à chanter, pendant 2 minutes j’ai eu à nouveau 15 ans. J’ai béni le ciel de m’avoir donné ces copains là depuis tant d’années, j’ai halluciné que malgré le temps qui passe certaines choses ne changent pas, mon cœur a explosé d’amour et de gratitude et j’ai eu une petite larmichette.

Du coup on a re bu un coup.

Je garderais pour toujours les images de mes 4 potes en train de monter notre canapé sans trop savoir « quelle pièce va où » (d’ailleurs y’a deux trucs on a toujours pas trouvé, peut-être qu’un de ces jours on va s’asseoir et se retrouver les quatre fers en l’air…), les pseudos engueulades pour savoir sur quelle ligne du carrelage on aligne le tapis, puis sur quelle ligne du tapis on aligne le canapé, Lu qui aspire tellement le tapis qu’elle voit pas que l’aspirateur enfume le salon (oui, c’est un très vieil aspirateur), déballer la chambre de Maxine entre filles avec un petit verre de rosé, Martin et Ben qui s’y mettent à deux pour planter un clou, le puzzle mystérieux du porte manteaux (pire qu’un escape game, on s’y ai mis à quatre) et pour finir, être cinq assis par terre pour discuter le l’angle à donner à la guirlande licorne pendant que le sixième suit les instructions tant bien que mal, debout sur une chaise pour enfant.

Quand tout a été fini, on a re bu un coup, on l’avait largement mérité.

Ceux qui devaient repartir sont repartis et nous avons fini la soirée avec Amandine et Ben qui dormaient à la maison.

Dimanche matin Arnaud est allé cherché les croissants et on a déjeuné tous les quatre sur la terrasse au soleil. Puis les copains sont partis.

On a défait un maximum de cartons et à 16h Maxine est arrivée avec sa mamie et, tradition, un bouquet de fleurs.

Elle a couru partout dans la maison en faisant « WOOOOOOOW », elle a transformé en cinq minutes chrono sa chambre de princesse en champ de bataille, elle a essayé tous les transats du jardin, elle a monté et descendu 1000 fois les escaliers de la terrasse, elle s’est cachée dans un placard du chalet où elle rentre en entier et a fait « coucou/caché/encore » 200 fois. Elle avait l’air hyper contente, il faisait beau, ses cheveux flamboyaient dans la lumière de fin d’après midi, Arnaud était assis à côté de moi, j’étais au top de ma vie.

Le soir on a mangé des spaghettis à la crème et aux mousserons tous les trois en famille dans notre nouveau salon, les photos de nos trois mariages étaient suspendus au dessus du canapé, les marguerites trônaient sur le buffet, par la fenêtre on voyait le soleil se coucher derrière la forêt et ça donnait une lumière incroyable, Maxine a dit « merci papa, merci maman », j’ai eu une grande bouffée de fierté/amour/fatigue et j’ai pleuré comme une Madeleine. C’était trop bien.

Et sinon vous, c’était comment votre semaine?

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