Lettre à ma fille, saison 2

Mon petit Patachou,

Aujourd’hui c’était ma deuxième fête des mères.

Comme ton papa ne sera pas là dimanche prochain on a décidé de transformer ça en fête des parents.

Merci mon petit cœur de nous avoir offert une grasse matinée jusqu’à 8h10!

Cette année il n’y avait personne à la maison alors j’ai pu pleurer comme une Madeleine au milieu de la cuisine en ouvrant mes cadeaux sans avoir honte (ton père a l’habitude).

Merci mon petit chat d’avoir dit à ton papa « Michel Sardou Maman » en voyant le DVD des vieilles canailles dans un magasin. (C’était presque ça, l’intention y était, je suis hyper contente, et fière, t’as trop géré!)

Merci d’avoir appris à dire « Johnny » ce matin en le regardant avec moi et d’avoir crié « ouaiiiiiiiiiiiiiis » à chaque fois qu’il apparaissait à l’écran.

Merci d’avoir donné un petit cœur tout neuf à ton papa en arrivant dans nos vie qui fait, entre autre, qu’il nous fabrique des trucs en pâte à sel et que ce matin, en plus de mon DVD, j’avais un cœur rose avec un M et une fleur dessus. Il va rester sur l’étagère de notre chambre jusqu’à la fin de mes jours.

Merci d’avoir appris à dire « bonne fête » ce matin. Et de me l’avoir dit encore 5 fois avant de te coucher, en me faisant un câlin.

Merci de pas avoir fait carnage au restaurant à midi. Et de pas avoir mangé tout mon filet de bœuf. Ni tout mon dessert.

Merci d’avoir retenu la leçon de la semaine dernière et de ne pas avoir montré ni ta culotte ni la mienne à tout le monde, juste parce qu’on était en robe.

Merci d’avoir passé des plombes allongée avec moi sur le tas de matelas de la chambre d’amis à regarder les étoiles de ta veilleuse et à écouter sa musique en faisant des calinous et des grattouilles.

Pour le reste…

Maxine ma chérie, je ne sais pas où file le temps, j’ai l’impression que tu es née avant hier et pourtant tu vas rentrer à l’école dans 3 mois. (Je pourrais me filer des tartes d’écrire un cliché pareil mais putain, c’est tellement vrai!)

Des fois je voudrais revenir en arrière, juste un moment, juste un petit peu, te revoir tout bébé et te serrer dans mes bras sans que tu essayes de t’échapper. Puis je me souviens que tu voulais jamais dormir et que ça me rendait folle alors j’arrête et je profite simplement au maximum de chaque minute.

Merci d’aimer tous mes vieux chanteurs préférés et d’écouter mes vieux disques des après-midi entières quand ton père n’est pas là en ne demandant (presque) pas de Sebastien Patoche.

Merci d’aimer mes crêpes encore plus que ce que je ne l’espérais depuis 20 ans. (J’ai juste besoin que tu intègres le concept de « il ne suffit pas que maman dise qu’on va faire des crêpes pour qu’elles arrivent toute prêtes dans mon assiette, hurler dans la cuisine en tirant sur son pantalon n’accélère pas le processus ». Tu peux le faire, je te fais confiance).

Merci d’aimer la campagne autant que moi et de me permettre de passer des journées entières à aller voir des vaches et leur crier « meuh », ramasser des fleurs et les jeter en l’air en faisant « wow », jeter des cailloux dans la rivière pour faire « plouf », courir très vite et n’importe comment dans les descentes en criant « haaaaaaaa », se rouler dans la pelouse en riant comme des baleines et de manière plus générale tous les trucs qu’on peut plus trop faire à 30 piges sans passer pour une originale si on a pas un enfant avec soi.

Merci de me faire courir partout dans la maison et criant très fort pour faire pour faire des parties de chatouilles plusieurs fois par jour. C’est mieux que le cardio.

Merci pour tous tes bisous, tes câlins, tes « je t’aime ». Merci même pour tes crottes de nez que tu me tends comme un cadeau, c’est un peu dégue mais c’est mignon quand même. Merci d’avoir arrêté de les essuyer sur mon pull.

Merci d’avoir infusé ma vie de tant de bonheur en plus. Et de soucis. Mais quand même plus de bonheur.

Merci de m’obliger à être, au moins un peu, une adulte. Même les jours où j’ai vraiment pas envie du tout.

Merci de faire que je ne me sens plus jamais seule. Même aux toilettes.

Merci d’être toi, avec tes grands yeux bleus et tes cheveux de feu, avec ton front butté et ton caractère un peu pourri, pour lequel je ne peux même pas t’en vouloir, vu que c’est moi qui te l’ai refilé.

Merci de me montrer tous les jours à quel point je peux supporter des trucs insupportables, aimer sans aucune limite et rire jusqu’à presque faire pipi dans ma culotte (mais pas tout à fait quand même parce que j’ai bien suivi la ré-éducation du périnée).

Merci de m’avoir choisi comme maman, c’est le plus beau surnom qu’on m’ait jamais donné, et crois moi, des surnoms j’en ai eu quelques uns.

Merci d’avair fait de moi une femme.

Merci d’avoir fait de moi une mère.

Merci d’être ma fille.

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